Paludisme, comment éviter de le contracter ?

By Europ Assistance le 26/03/2014 in Asie, Voyage
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Si aucun vaccin anti-malaria n’a encore vu le jour, des moyens de prévention et de protection existent. Voici 3 conseils pour éviter le paludisme.

Chaque année, un grand nombre de voyageurs tombent malade ou décèdent à cause du paludisme, maladie infectieuse également connue sous le nom de malaria. Il est donc très important de prendre les mesures nécessaires pour se protéger. Voici 3 conseils.

1. Informez-vous sur le risque de paludisme

Avant votre voyage, informez-vous sur le risque de malaria dans le(s) pays que vous comptez visiter. Les guides touristiques, l’OMS et les portails gouvernementaux sont d’excellentes sources pour vous renseigner à ce sujet. Le lien suivant peut également vous aider à situer les zones endémiques : Malaria.

Récoltez tous les renseignements nécessaires sur les moyens recommandés et prenez rendez-vous chez un médecin. Attention: ces destinations sont plus risquées pour les personnes immunodéficientes et les femmes enceintes.

2. Suivez un traitement anti-malaria

Les médicaments pour se protéger de la malaria ne sont délivrés que sur prescription médicale. Consultez donc votre médecin avant votre départ. Celui-ci vous prescrira un traitement contre la malaria (une chimioprophylaxie) adapté à votre destination ainsi qu’à la durée et au type de voyage que vous comptez effectuer. Il tiendra également compte de votre sensibilité au traitement et des effets secondaires éventuels.

Les substances les plus utilisées pour le traitement contre la malaria sont la quinine, la chloroquine, la doxycycline, la méfloquine ou le proguanil, et les médicaments les plus connus sont Nivaquine ®, Malarone ®, Lariam ®, Paludrine ®, Savarine ®.

Le traitement anti-malaria doit débuter avant votre départ (1 à 10 jours selon le médicament prescrit) et devra être poursuivi jusqu’à 4 semaines après votre retour. Le dosage et la fréquence de prise devront être scrupuleusement respectés.

Attention: si vous avez des accès de fièvre (même légers) dans les mois qui suivent votre retour, consultez le plus rapidement possible un médecin. L’éventualité d’une crise de paludisme reste possible.

3. Protégez-vous des moustiques

Eviter la malaria, c’est aussi se protéger des moustiques. Une fois sur place :

moustique malaria• évitez de sortir aux moments où les moustiques sont les plus actifs, c’est à dire du coucher au lever du soleil.
• portez des vêtements qui recouvrent le corps (longues manches et pantalons longs) et évitez de porter des couleurs foncées ou des vêtements trop brillants, car ceux-ci attirent les insectes. Protégez aussi les chevilles et les pieds.
• utilisez un produit répulsif sur les parties du corps non protégées. Demandez conseil à votre pharmacien.
• si vous utilisez une crème de protection solaire et un produit anti-moustique, appliquez d’abord la lotion solaire, laissez-la agir pour qu’elle imprègne la peau (20 à 30 min.), et appliquez ensuite le produit répulsif.
• utilisez des moustiquaires, pour éviter que les moustiques n’entrent dans les habitations, et placez un filet anti-moustique autour du lit (fermez toutes les ouvertures et glissez les extrémités du filet sous le matelas).
• utilisez éventuellement des sprays ou insecticides, mais veillez à ne pas être incommodé. Sachez que les appareils électriques, les diffuseurs et les émetteurs d’ultrasons n’ont qu’une efficacité relative et temporaire. Si vous voyagez avec des enfants, renseignez-vous auprès de votre médecin (ou pharmacien) pour connaitre les produits répulsifs que vous pouvez utiliser.

Le nombre de dossiers d’assistance médicale ouverts par Europ Assistance pour des problèmes d’infections s’élève à près de 8% de l’ensemble des dossiers médicaux. Ces dossiers concernent tous les âges.

La mortalité due à la malaria peut et doit être évitée

Bon nombre de décès dus à la malaria auraient pu être éviter et peuvent être attribués aux causes suivantes :

  • une connaissance insuffisante de la maladie auprès des voyageurs qui visitent les zones affectées et qui omettent dès lors de bien se protéger;
  • le report d’une visite médicale après le retour de voyage lors de l’apparition des premiers symptômes (qui sont souvent confondus avec des symptômes de la grippe);
  • un disgnostic tardif de la part du médecin qui attribue les symptômes à ceux de la grippe.

Il est donc très important de partir en voyage bien préparé et de contacter immédiatement un médecin lors de l’apparition des symptômes du paludisme après le retour d’une zone infectée en l’informant du voyage réalisé.

Lisez aussi :
Voyage et vaccinations : quelles obligations ?

 

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