Arnaques de voyageurs : cas vécus

By Xavier Van Caneghem le 19/11/2014 in Argent, Sécurité voyage, Tour du monde, Voyage
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Tout globe-trotter craint de se faire arnaquer tôt ou tard pendant son voyage.
Voici quelques cas vécus et quelques “bons tuyaux” de Michel & Julie

Comment éviter l’arnaque ?

  • Le risque de se faire « arnaquer » est réel, surtout dans des pays où le niveau de vie est largement inférieur au nôtre. Il faut donc être sur ses gardes, mais sans devenir parano pour autant.
  • Avez-vous un contact fiable sur place ? Renseignez-vous auprès de lui au sujet des  arnaques courantes et des pièges à touristes. Cela vous permettra déjà d’en déjouer certains.
  • La plupart du temps, les arnaques consistent à vous extorquer de l’argent en vous faisant payer un prix exorbitant ou en vous “faisant peur”. Dans certains cas, il s’agit de faux policiers, de forces de l’ordre corrompues ou carrément de bandes organisées qui visent les touristes étrangers.
    (Lisez aussi l’article :  et )
  • Laisser des documents officiels ou de l’argent à l’hôtel dans un endroit non sécurisé comporte toujours un risque de vol, ne fût-ce que partiel.

Cas vécus

Rien de tel que quelques témoignages de cas vécus. Julie, notre globe-trotter, nous en livre quelques-uns :

1. Le faux policier

Lorsque vous portez un appareil photo, et plus encore un « reflex », vous êtes vite une cible pour les arnaqueurs de tout genre.
Nous venions tout juste de commencer notre tour du monde et allions pour la première fois nous promener dans le centre de Naïrobi.  A peine notre appareil rangé, un homme s’approche de nous et nous dit d’une voix grave : “Vous n’êtes pas autorisés à prendre des photos. Suivez-moi au commissariat !”. C’est partiellement vrai, les photographies de monuments officiels sont interdites dans le centre de Naïrobi mais nous étions encore en périphérie !
Heureusement, nous nous étions renseignés sur ce que les touristes peuvent faire et ne peuvent pas faire et sur  les arnaques courantes à Naïrobi. L’arnaque du « faux policier » revenait souvent. Nous lui avons donc directement demandé sa carte de police, que tout membre des forces de l’ordre doit porter sur lui au Kenya. Incapable de nous la présenter, il nous dit que sa carte est au bureau de police et de l’y suivre. “Non merci, au revoir” … et nous continuons notre chemin, tout de même un peu tremblants.

2. La corruption

Ce soir-là, un ami kényan chez qui nous logions, nous invitait à une soirée étudiante. Pour ne pas risquer de perdre ou de nous faire voler nos passeports, nous avons décidé de les laisser dans notre chambre. Mauvaise idée !

Pendant la soirée, 2 policiers en plein contrôle d’identité, ont menotté Michel, mon compagnon de voyage,  prétendument suspecté d’être un terroriste car il n’avait que sa carte d’identité belge sur lui et pas son passeport. L’affaire a duré près de 2h. Le passeport n’est qu’un prétexte, car lorsque nous sommes arrivés à le présenter, les policiers ont chicané sur la durée du visa, pourtant parfaitement en règle. Ce qu’ils voulaient  vraiment, c’était les 1000 Shillings kényans qu’ils demandaient pour nous laisser tranquille.  

Malheureusement, dans ce genre de cas, lorsque les forces de police usent de leur pouvoir (ce qui nous est arrivé aussi aux passages de frontières en Asie), il y a peu de choses à faire. Connaître ses droits aide souvent à faire baisser le prix du bakchich. Et surtout, relatez l’affaire : écrivez à l’ambassade, à l’office du tourisme,… Ils ont besoin de connaître ces histoires pour pouvoir lutter plus efficacement contre la corruption.

3. L’argent laissé à l’hôtel… à moitié disparu !

Ce jour-là, nous avions décidé d’aller nous baigner au Blue Lagoon, un endroit paradisiaque près de Luang Prabang au Laos. Nous étions partis très tôt pour éviter le flot de touristes qui arrivent vers 11h . Pour ne pas risquer de laisser de l’argent sans surveillance sur le bord du lac, nous avions laissé dans notre guesthouse les 2.000.000 kips que nous venions de retirer à la banque (environ 200€).

Au retour, tout est bien là : les ordinateurs sur les lits, les smartphones en train de charger sur la table. Nous ne sommes pas inquiets. Et puis Michel me rend la liasse de billets. “Il en manque ! Le paquet était beaucoup plus gros”. Ben oui, entre 100 et 200 billets, il y a une différence de taille. Tout le reste est là, rien n’a été volé, seuls manquent une partie des billets. Nous doutons. “Est-ce que je les ai mis autre part? Est-ce qu’on avait bien retiré autant?”. Mais oui, la seule réponse, c’est qu’ils ont été volés.  

Plus tard dans notre voyage, nous parlons de cette épisode avec d’autres voyageurs. “On croit qu’il nous est arrivé la même chose dans une autre ville,  mais on n’est pas sûrs. Il nous semblait qu’on avait beaucoup plus d’euros que ça dans notre sac mais en les recomptant quelques jours plus tard, il en manquait. Mais nous nous sommes peut-être trompés”. 

Un vol très intelligent car très discret. On ne voit pas quelqu’un sortir avec quelques billets, on ne peut accuser personne et si on ne compte pas ses billets directement, on pense tout simplement s’être trompé, contrairement au vol d’un gsm par exemple.

 L’idéal, si on n’emporte pas tout avec soi (dans une “pochette secrète” portée sur le corps en dessous des vêtements), c’est de diviser l’argent et de le ranger dans des endroits différents. La petite astuce supplémentaire, prenez des sacs de congélation pour ne pas perdre un billet par-ci par-là. Et à nouveau, si un vol comme celui-là arrive, prévenez la police touristique et portez plainte.

4. Les tarifs « touristes » ne sont (heureusement) pas toujours des pièges

Parfois, on a tellement peur de se faire arnaquer qu’on négocie…un peu trop bien!
Toujours au Kenya: à l’aller vers Rusinga Island, nous avions payé notre billet de bus 250 Ksh. En revenant quelques jours plus tard, le vendeur nous en demande 300. Nous refusons mordicus et argumentons au possible.

Finalement, on nous fait monter pour 250 Ksh. On nous donne notre billet un peu sous le manteau et, comme à notre habitude, nous demandons à notre voisin combien il a payé… 300 Ksh. Oups, on se sent un peu coupable. A l’arrivée du bus, le chauffeur se met à rire et nous félicite. Des Mzungus (touristes occidentaux) qui payent moins que les locaux, il n’avait jamais vu ça !

Nous étions tellement persuadés que le vendeur essayait de nous arnaquer que nous ne voulions pas démordre de notre prix. En fait, pour le retour il s’agissait d’une autre compagnie de bus, un peu plus chère.
Comme quoi, même s’il faut être prudent, il ne faut pas être parano non plus !

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