Voyager sans billet de retour: quels risques?

By Xavier Van Caneghem le 25/08/2017 in Afrique, Air, Amérique du nord, Amérique Latine, Asie, Océanie, Site Web, Voyage
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Beaucoup de globe-trotteurs voyagent dans différents pays ou font le tour du monde en ne réservant pas à l’avance un billet de retour ou un billet de continuation de voyage. Quels risques courent-ils et comment peuvent-ils y remédier ? 

Pourquoi voyager sans billet de retour
ou sans billet de continuation de voyage ?

Si beaucoup de globe-trotters ont une idée de la durée de leur voyage, peu d’entre eux prévoient l’achat anticipatif de leur billet de retour ou même des différents billets qui leur permettent de passer d’un pays à l’autre. Ils ignorent souvent la date exacte de leur retour, quelle compagnie aérienne ils vont choisir ou même parfois quel sera le dernier pays qu’ils visiteront. Dès lors, ils décident sur place et en dernière minute de l’achat de leur ticket de transport (par voie aérienne, terrestre ou maritime).

Mais cette pratique comporte un risque. Comme ces voyageurs ne peuvent pas prouver la date exacte de leur sortie du pays visité ou de leur retour dans leur pays d’origine, les autorités locales ou les compagnies de transport risquent de leur causer des problèmes.

Pourquoi est-il risqué de voyager sans billet de retour ?

La compagnie aérienne ou le transporteur

contrôle embarquementUne compagnie aérienne est (en principe) censée vérifier les documents de transport de ses voyageurs. Au cas où les autorités du pays de destination refusent l’entrée du voyageur sur son territoire, ce dernier se voit refoulé et la compagnie aérienne sera contrainte le ramener vers son point de départ. Ceci implique donc pour la compagnie aérienne un surcoût, des tracas administratifs et le désavantage de perdre un siège sur le vol de retour.

Toutefois, peu de compagnies de transport vérifient réellement si leurs voyageurs disposent d’un billet de retour et elles questionnent rarement leurs passagers à ce sujet. Mais certaines compagnies aériennes (comme p.ex. celles qui volent à destination des USA) soumettent systématiquement leurs voyageurs à un questionnaire avant leur embarquement.

En cas d’absence de billet de retour, il est aussi possible que le voyageur soit contraint d’acheter un billet avant de pouvoir embarquer.

La douane ou le service d’immigration

Les autorités des pays visités veulent s’assurer que la personne qui entre sur leur territoire n’y reste au maximum que la période légalement autorisée et que cette personne quitte le territoire dans les temps impartis. Le but est bien évidemment d’éviter l’immigration illégale. La date de la poursuite du voyage ou du retour au pays d’origine peut se prouver par un billet de retour ou de continuation de voyage émis par une compagnie aérienne. Il est donc possible que cette preuve soit demandée par les services de douane ou d’immigration à tout individu étranger arrivant par voie aérienne (ou autre).

Si cette preuve ne peut pas être fournie, il est possible que le voyageur soit bloqué à la frontière ou qu’il soit refoulé.

Fréquence des contrôles

Selon l’expérience de la majorité des globe-trotteurs qu’on peut lire dans des blogs, forums ou sites de voyage spécialisés, ces contrôles sont fréquents mais souvent aléatoires (donc “à la tête du client”), particulièrement dans certains pays d’Amérique Latine, d’Afrique, au Mexique et en Thaïlande. En cas de non conformité, les conséquences risquent d’empêcher ou de compliquer sérieusement la poursuite du voyage.
Les voyages à l’intérieur des pays de l’Union Européenne et – a fortiori – dans l’espace Schengen, entrepris par les ressortissants de ces pays ne présentent en principe pas ce type de problème, étant donné qu’il y existe le principe de libre circulation des personnes.

Comment éviter ou contourner le risque ?

En principe, il suffit de pouvoir prouver qu’on a un billet de transport (aérien, terrestre ou maritime) indiquant la date de sortie du pays avant la durée maximale de séjour autorisé. Lorsqu’on voyage en avion, il est toujours recommandé de pouvoir présenter un billet de retour émis par une compagnie aérienne, car la preuve d’un transport par voie terrestre n’est pas toujours acceptée.

  • Vous pouvez bien entendu tenter votre chance (“à vos risques et périls”) et voyager sans billet de retour. Dans ce cas vous avez tout intérêt à rester discret, à ne pas attirer l’attention et bien entendu à être en ordre de passeport et de billet d’embarquement.
  • D’autres astuces sont possibles comme la présentation d’une réservation d’hôtel dans un autre pays ou un ticket de transport depuis un autre pays, mais sans garantie.
  • Certains voyageurs se fabriquent de faux billets d’avion (!) et parviennent ainsi à tromper les services de contrôle. Mais attention: les compagnies aériennes et les douanes disposent de systèmes de plus en plus performants qui permettent de contrôler rapidement en ligne l’autenticité du billet et la réservation du vol.
  • Acheter un ticket d’avion en dernière minute reste une solution envisageable, même s’il s’agit d’un billet qui ne sera pas utilisé par la suite. Beaucoup de compagnies low cost proposent des tickets bon marché (vérifiez la possibilité d’annulation). Des sites spécialisés dans la comparaison et dans la vente de billets d’avion proposent aussi souvent des billets annulables dans les 24h (p.ex. Orbitz, Onetravel, Expedia, et autres).
  • Il existe aussi des sites qui permettent (de façon  légale) de louer un billet d’avion qui sera annulé automatiquement après 24h ou 48h (p.ex. Flyonward, attention aux heures d’ouverture de leurs bureaux).

Il n’y a pas que le billet qui compte

Il est clair qu’un refus d’embarquement ou qu’un problème à la douane peut aussi être dû à d’autres raisons, dont la non conformité du visa ou du passeport, l’absence de vaccinations obligatoiresl’insolvabilité du voyageur ou son signalement. Certains pays (dont Cuba et la Russie) demandent aussi une preuve d’assurance voyage.

Par ailleurs, les compagnies d’assistance partent du principe que tout voyageur dispose d’un billet de retour. Si ce n’est pas le cas et lors d’un rapatriement médical, la personne rapatriée risque d’être facturée d’un montant équivalent à celui du prix d’un billet de retour.
Contrôlez aussi votre couverture d’assistance qui doit être valable pendant toute la durée de votre (long) voyage.

Lisez aussi : Enregistrez vos voyages lointains sur Travellers online
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